I- Les inconvénients des délocalisations

Tout d'abord, les délocalisations ont de multiples répercussions néfastes aux niveau de l'économie, de l'écologie, de la santé, et des conditions de travail. C'est ce que nous allons essayer de cerner dans cette première partie.

Un inconvénient : la qualité.


Les jouets fabriqués dans les pays en développement comme la Chine, ne sont pas garants de qualité et peuvent être nocifs pour la santé. En effet, en 2008, sur les 2000 produits étant signalé comme dangereux par la commission européenne, 900 étaient fabriqués en Chine. Plus inquiétant encore sur ces 900 produits, 500 étaient des jouets destinés aux enfants. La question qui se pose est : faut-il malgré leur prix attractif, continuer d’acheter des produits « made in China » ? Car ceux-ci contiennent donc des produits toxiques pouvant provoquer des maladies. En novembre 2008, l’association WECF a réalisé des tests sur différents produits fabriqués en Asie. Plusieurs jouets testés contenaient des produits chimiques, dangereux pour la santé : phtalates, bisphénol A, formaldéhyde et xylène. Ceux-ci se retrouvaient notamment dans la colle utilisée ou dans les parfums diffusés par les objets. Il faut donc être très attentif lors d’un achat d’un jouet ou un produit chinois car, selon le professeur Alfred Bernard, toxicoloque à l’ULC, les contrôles des jouets importés ne sont pas systématiques. Au contraire, en Europe, le risque qu’un produit toxique se retrouve dans les jouets pour enfant est très faible. Car à l’heure actuelle, il y existe une réglementation stricte pour la fabrication des jouets.


Mattel et ses jouets chinois

 Un inconvénient : la pollution

 

De plus, les délocalisations ont aussi des répercussions néfastes sur la biodiversité avec l'augmentation croissante de la pollution. Dans les plus gros pays pollueurs, on trouve deux lieux privilégiés par les entreprises lorsqu'elles délocalisent : la Chine et l'Inde. Ceci n'est pas étonnant car ces pays n'ont pas une législation dure contre la pollution et il n'y a pas de contrôle poussé. Les entreprises ont donc une marge de manoeuvre élevée en ce qui concerne les techniques de production ou le rejet de produits chimiques par exemple. Ensuite, avec l'augmentation des délocalisations et la baisse du coût des transports, la pollution due au transport de marchandises par la mer et par la terre a considérablement augmenté. En effet, les hydrocarbures des bateaux et autres produits chimiques contenus dans les bateaux de transport, et les pots d'échappement des camions  polluent l'eau d'une part et contribuent à déranger la biodiversité directement et à participer au réchauffement climatique avec le rejet de gaz à effets de serre dans l'atmosphère d'autre part. Pour finir, la volonté de développement de certaines industries locales ou l'avidité d'entreprises étrangères s'étant implantées ou ayant été délocalisées  dans des pays comme le Brésil est très néfaste pour l'environnement. Par exemple, la déforestation de la forêt amazonienne, depuis 1970, est très inquiétante. En 2004, on estimait que 17% de la forêt avait déjà été coupés et ce malgré une politique de protection de l'environnement de l'état brésilien. Malgré une baisse de 30% des coupes d'arbres en 2005, l'état de cette forêt, appelée "poumon du monde" demeure inquiétant.

En quoi cela nuit à l’économie de certains pays ?

 

L'exemple de Michelin :

 

Michelin est une célèbre entreprise française de pneumatique. La célèbre marque est reconnue mondialement par son icône, le Bibendum. L’entreprise est centralisée à Clermont-Ferrand. La marque fondée par Edouard Michelin se concentre dès le début sur le transport. Dans ces années de crise, la marque connaît des hauts et des bas qui l’ont forcée à délocaliser et à supprimer des postes.

Histoire :


•1889 : Création de Michelin et Cie

1891 : Invention du pneu démontable

1898 : Création du Bibendum

1900 : Premier guide Michelin
  

1910 : Première carte routière 

1998 : 100 ans du Bibendum.

 

Depuis la crise de 2008, l’entreprise supprime de nombreux postes et prévoit une délocalisation vers le brésil. Ainsi 1093 postes seront supprimés et l’usine Noyelles-lès-Seclin fermée. Les salariés de la marque n’ont pas manqué de réagir par des grèves et des manifestations. Mais rien n’y fait, les postes seront supprimés. Au contraire, l’entreprise serait en train de négocier avec l’état indien pour y construire une usine avec un investissement à hauteur de 1 milliard d’euros d’ici à 2016, chiffre tout de même démenti par la direction du groupe. Ce n’est pas non plus la première fois que l’entreprise de pneumatique ferme ses entreprises françaises pour s’installer à l’étranger. En effet, la même technique a été employée pour que l’entreprise s’installe en Pologne, en Amérique du Sud et du Nord. D’après un quotidien indien, 2000 emplois pourraient y être crée sur un parc de 75 hectares.

Généralisation :

 

  

 

       Les délocalisations sont liées à la mondialisation, phénomène inexorable, à la concurrence et aux pressions des consommateurs qui veulent tout à moindre prix. Si des entreprises, européennes, délocalisent tout ou partie de leur production vers des pays émergents, c'est pour réduire leurs coûts de productions et donc accroître leur productivité et leurs bénéfices. En effet, la main d’œuvre y sera moins chère que dans un pays occidental et les salariés pourront avoir des conditions de travail désastreuses sans que cela soit puni par un quelconque tribunal. En effet, les pays émergents se réjouissent à l’arrivée de multinationales et ils vont même jusqu’à instaurer des mesures d'incitations, fiscales aux investisseurs étrangers.


    Il est vrai que les délocalisations offrent de sérieux avantages mais certains aspects qui touchent notamment l’économie devraient sérieusement faire réfléchir les entreprises. En effet des états sont contraints de mener une politique visant à éviter la suppression d’emplois lorsqu’une entreprise décide de délocaliser. Cette politique est dite «d’incitation». Par exemple l’état français taxe les entreprises qui délocalisent sans explication parce qu’elles provoquent des licenciements. Les licenciements sont en effet totalement néfastes pour l’ensemble de l’économie puisque les actifs devenant sans emplois consommeront moins et la croissance n’en sera que moins importante.

A première vue, les délocalisations pourraient paraître bonne pour nos pays. D'après le Figaro, en France lorsque 36.000 emplois sont détruits en moyenne chaque année à cause des délocalisations, 41.000 sont indirectement crées grâce à ces mêmes délocalisations. Ce mécanisme très simple s'explique par les grosses marges bénéficiaires que font les entreprises en délocalisant et qui servent à investir dans la création d'emplois qualifiés dans nos pays par exemple. Mais il n'est pas envisageable d'encourager les délocalisations. Les emplois supprimés sont majoritairement des emplois peu qualifiés comme celui d'ouvrier tandis que les emplois crées sont des emplois du tertiaire, demandant une qualification. En effet, depuis 30 ans, ce sont plus de 3 millions d'emplois industriels qui ont diparu dans l'hexagone. Les délocalisations s'avèrent au contraire très néfastes pour l'état et la population en général et peuvent mener jusqu'à un véritable cercle vicieux. L'État va devoir payer aux victimes des délocalisations des cotisations sociales. Pour cela, avec des comptes déjà vides elle pourra soit emprunter malgré une dette déjà énorme, soit augmenter les impôts indirects comme la TVA ou directs comme l'impôt sur les revenus par exemple. Mais dans tout les cas, cela fera baisser la consommation finale des ménages. Cela entraînera sans aucun doute une baisse des salaires, donc une baisse de la consommation. De plus, pour ces populations, le départ d'une grosse industrie implique le départ des sous-traitants, dépendants de cette usine. Mais cette baisse du nombre d'emplois impliquera aussi, comme la hausse des impôts, une baisse de la consommation finale des ménages et une baisse du niveau de vie, ce qui impliquera à son tour une baisse de la consommation dans les commerces locaux ce qui donnera une baisse des revenus de ces commerces et donc une baisse de la consommation. A grande échelle se mécanisme peut s'avérer très dévastateur.

               Ce sont donc les emplois, les salaires et le pouvoir d’achat qui sont touchés et tout l’équilibre macro-économique de nos pays.  De plus la baisse de la consommation implique une baisse des revenus de la TVA, impôt indispensable à l’État, il représente en effet plus de 50 % des recettes de l’État.  De surcroît, il ne faut pas perdre de vue que le principal ressort de la croissance en France est la consommation finale des ménages, et cela en partie grâce aux prestations sociales et à la redistribution verticale des revenus, et ce, dans le but de réduire les inégalités de revenus entre les plus riches et les plus pauvres. De ce fait, si le pouvoir d’achat des ménages baisse, c’est toute une partie de la population qui devra restreindre ses dépenses et cela provoque la paralysie de l’économie, comme en France, car les entreprises françaises ne seront pas assez compétitives pour faire face à la crise et ne sont donc pas capables de maintenir un niveau de croissance du PIB relativement élevé comme cela sera le cas aux USA et en Allemagne.

Les inconvénients sociaux

 

 

Ensuite, les délocalisations posent des problèmes sociaux, que certains nomment comme un « esclavage » moderne. Mais quelles sont ses différentes formes ? Qui y est confronté ? Nous verrons à travers les exemples de GAP, Microsoft et de ZD-DF qu'il peut se présenter sous différentes formes.

 L’exemple de GAP

Logo de la marque américaine GAP.

  


Gap est un groupe de magasins de vêtements basé à San Francisco aux États-Unis fondé en 1969 par Donald Fischer, car, selon la légende, ce dernier ne trouvait pas de jeans à son goût. Le nom lui a été soufflé par sa femme en référence au « generation gap » (fossé entre les générations). La chaîne Gap, son enseigne étendard, est présente aux États-Unis, tout comme au Canada, au Japon, en Chine, et en Europe (Royaume-Uni, France, en Allemagne...) et compte plus de 3 000 magasins dans le monde.

Dans son édition du 28 octobre 2007, le journal The Observer, nous appris que la fameuse chaîne de magasins Gap faisait travailler  des enfants à peine âgés d’une dizaine d’années dans un atelier de New Delhi en Inde. Certains de ces enfants, vendus par leur famille dès leur plus jeune âge travailleraient parfois jusqu’à 16h par jour dans des conditions déplorables. Selon un haut responsable du groupe, «  hors de question que les produits en question soient vendus dans nos magasins. Nous avons également convoqué une réunion de nos fournisseurs au cours de laquelle nous renforcerons notre interdiction sur le travail des enfants »

Il y a trois ans de cela GAP avait déjà mis fin à des contrats avec 136 fournisseurs responsables d’abus du même genre et avec 23 autres rien que pour l’année 2006.

 

 L’exemple de Microsoft Logo de la firme américaine Microsoft.

Microsoft Corporation est une multinationale informatique américaine, fondée par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008 et elle emploie 88 180 personnes dans 107 pays différents. Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond, près de Seattle, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. 

Semaine de travail de 80 heures, cadences infernales, salaires de 40 centimes d’euros l’heure, l’association National Labor Committee a dénoncé  le 15 avril 2010 les conditions de travail d’une usine chinoise dont Microsoft est un des principaux clients.

Cette association a mis en cause Microsoft sur les conditions de travail des salariés chez ses sous traitants chinois. Chez Microsoft, on a déclaré qu’une enquête sur les conditions de travail dans l’usine de l’un de ses sous-traitants chinois serait faîtes.

Selon la NLC, Microsoft fait fabriquer ses accessoires, dont ses souris pour PC, dans l'usine Kye, située le Guangdong, au sud de la Chine. Le géant américain n’est toutefois pas le seul à sous-traiter la fabrication de ses produits puisque parmi les clients de l’usine figurent également HP, Samsung, Acer, Logitech et Foxconn.

Les ouvriers travailleraient 80 heures par semaine, à raison de plus de 12 heures par jour pendant six jours, voire sept, et cela pour un salaire de seulement 52 cents l’heure (environ 40 centimes d’euros).

 L’exemple de ZF-DF

 


ZF-DF est un équipementier automobile français. Entre Février et Mars 2006, les 220 salariés ZF-DF de l'usine de Marignier en Haute-Savoie avaient eu six semaines pour accepter le diktat de leur direction, sans quoi certains postes auraient été supprimés : l'équipementier automobile spécialisé dans les pièces pour direction assistée exigeait en effet d'allonger de 2h30 la durée hebdomadaire du travail, sans compensation salariale horaire. En échange, le groupe accorderait une prime mensuelle d'environ 80 euros nets, une garantie d'emploi de 3 ans et le basculement en CDI de 30 intérimaires. Depuis, l’entreprise est toujours en place, mais à quel prix ? En effet, les salariés ont, certes, gardé leur emploi, mais avec des conditions de travail très dures.

Généralisation.

 

Les délocalisations ont de nombreuses répercussions sur le plan social.

Tout d’abord, elle génère beaucoup de problèmes sociaux dans les pays occidentaux. Les délocalisations d’un pays industrialisé à un pays émergent engendrent des licenciements souvent compensés par des « plans de sauvegarde de l’emploi » ou « plans sociaux », mais ceux-ci s’avèrent souvent injustes pour les salariés qui se réunissent souvent par des grèves et des manifestations. En effet, les dirigeants peuvent lancer un ultimatum à leurs salariés. Si ceux-ci refusent, elle délocalisera tout ou une partie de sa production dans un autre endroit économiquement plus rentable. Cela fait partie d’une nouvelle forme d’esclavage car pour garder leur emploi, les salariés doivent souvent se plier aux exigences de leurs patrons. Celle-ci incluant bien souvent une hausse du temps de travail ou une baisse des salaires. Une délocalisation implique souvent aussi une perte d'emploi indirect, difficile à compenser dans les pays présentant des faiblesses compétitives. En effet, les industries importantes, comme PSA à Chartres-de-Bretagne, apportent un nombre important de sous-traitants. En effet, les entreprises externalisent souvent une partie de la production pour se recentrer sur ses points forts et être par conséquent plus compétitif car sachant parfaitement les faire et n’ayant pas à acheter certaines machines. Ceux-ci fabriquent de nombreuses pièces nécessaires à la conception d’un produit. Ces pièces sont ensuite assemblées dans l’usine qui a externalisé sa production des sous traitants. Mais le départ de cette usine signifierait une perte d’emploi pour tous ces sous traitants. En effet, la grande majorité de ces « victimes » de la délocalisation de cette entreprise se retrouveraient sûrement sans emploi, au chômage. Ceci entraînant une baisse de la consommation de cette personne et à grande échelle une baisse de la consommation des ménages à cause de plus faibles revenus. Pour finir, aujourd’hui nous pouvons constater que les emplois les moins qualifiés sont les plus vulnérables aux délocalisations. Si les délocalisations touchent majoritairement cette catégorie de la population c’est qu’il est possible d’atteindre un résultat plus ou moins équivalent en allant ailleurs. Le problème que cela pose est que le chômage augmente et qu’il est très difficile pour ces personnes de retrouver un emploi.

Manifestation de salariés contre une probable délocalisation.

PSA Peugeot-Citroën : manifestation des salariés

Ensuite, dans les pays qui accueillent les délocalisations, les employés sont souvent confrontés à une certaine forme d’esclavagisme. Tout d’abord, en effet les entreprises ne respectent pas les droits de l’enfant. Ces derniers sont souvent employés dans ces pays car ils représentent une source de revenu non négligeable pour les familles pauvres de ces pays qui préfèrent les faire employer par des multinationales que de les envoyer à l’école. De plus ils sont particulièrement appréciés car il est plus facile pour un enfant que pour un adulte de par exemple se faufiler sous une machine pour la réparer. Les délocalisations ont donc un impact négatif sur les enfants des pays pauvres. En plus de ne pas s’instruire, ils travaillent au milieu de produits chimiques, à la merci de leur employeur. Mais la situation contentant les deux parties, celle-ci n’est pas près de changer. En outre, tous les salariés ont des conditions de travails inhumaines. Les entreprises ont parfois la main mise sur les actifs autant sur la vie publique que privée. Ces « esclaves » enchaînent souvent des journées surchargées, avec le bruit des machines, et des conditions sanitaires désastreuses : mauvais accès à l’eau potable, manque d’éclairage, poussière, manque de toilettes et cela sans pouvoir dire quoi que ce soit sous peine d’être battu. De surcroît, ces « salariés » travaillent souvent avec des produits nocifs pour la santé. Pour finir, dans certaines usines les femmes peuvent-être agressées sexuellement. Mais une grossesse peut être très difficile à vivre pour ces femmes car cela signifierait la perte de l’emploi et des conditions de travail encore plus difficiles.

Les deux vidéos ci-dessous traitent du travail des enfants. La première, récente est une campagne choc de l'Unicef quia ssimile le travail des enfants à un jeu virtuel, tandis que la seconde, datant de 1994 démontre qu'en une quinzaine d'année la situation n'a pas évoluée.

Non au travail des enfants

LE TRAVAIL DES ENFANTS

Les solutions apportées pour résoudre les problèmes économiques et sociaux liés aux délocalisations.

 

Ici, nous allons tout d'abord développer les différentes solutions qui s'offrent aux États pour essayer d'empêcher ou de minimiser l'impact des délocalisations. Ensuite nous exposerons des exemples labels mis en place pour certifier la qualité de certains produits et donc de les metter en avant.

 

Il existe tout de même des solutions pour essayer de lutter contre les délocalisations :

-Abaisser le coût du travail, en allongeant le temps de travail pour un même salaire ou en diminuant les charges des entreprises qui menaceraient de délocaliser. Mais cette solution est une piste peu prometteuse car abaisse le coût du travail ne ferait que déprimer les consommateurs, et ce sans pour autant parvenir à réduire considérablement l’écart de salaires avec la Chine et la Pologne par exemple.

-Doper l’innovation et la recherche, car il ne faut pas se contenter de subir les délocalisations, pour cela il faut être aux avants postes de l’innovation. Cela impliquerait une politique européenne commune comme pour Airbus ou l’agence spatiale européenne tout en mettant en place une «spécialisation géographique » comme aux USA : Finance à New York, l’électronique dans la Silicon Valley. Cela signifierait aussi de se concentrer uniquement sur certains domaines pour être performant, car les grands pays d’Europe, où la compétitivité est en berne, ont tendance à «tout» faire. Cette solution serait selon James Dyson, homme d'affaire anglais, la meilleure solution pour lutter contre les délocalisations plutôt que d'inciter la préférence nationale. Par exemple les entreprises françaises réalisent 69% de leur valeur ajoutée en France contre 53% en Allemagne et pourtant, cette dernière se porte bien mieux.

-Durcir les règles pour les entreprises qui veulent délocaliser, car si on ne peut pas interdire les délocalisations, on peut à juste titre attendre des entreprises qui délocalisent, qu’elles le fassent dans des conditions correctes en ayant un préavis suffisant, un effort réel de formation, un bon reclassement des salariés, une aide à la ré-industrialisation.

-Renforcer les normes sociales mondiales. En effet il faudrait garantir que les règles du jeu soient au maximum communes pour une compétition loyale. Car c’est le faible coût de la main d’œuvre qui fait pencher le plus la balance lorsqu’une entreprise décide de délocaliser. Il ne fait aucun doute que si ces coûts et les droits des salariés sont les mêmes partout, beaucoup d’entreprises ne partiraient pas de France vers l’Asie du fait de la qualité des infrastructures.

-Modifier les taux de change. Une partie de l’accélération des délocalisations a été causée par le niveau élevé du taux de change de l’euro qui pénalise l’industrie face par exemple, au dollar ou au yen.

-Augmenter les coûts des transports. Sur le plan industriel, une des principales motivations des délocalisations est le faible coût du transport. Il est nécessaire de le faire au niveau économique, mais aussi au niveau écologique car ces coûts faibles sont directement liés à l’insuffisante prise en compte des coûts environnementaux dès le coût du transport.

Les Labels

Les consommateurs peuvent aussi jouer un rôle dans les délocalisations et devenir des "consomm'-acteurs". En effet en favorisant certains produits, ils pourront limiter l’impact de celles-ci. Ils peuvent procéder à une préférence nationale ou opter pour des produits fabriqués dans de bonnes conditions pour favoriser les produits fabriqués par certaines entreprises. Pour cela et pour  permettre aux consommateurs de bien distinguer ces produits de qualité ou respectant une certaine ethique, en France et dans l’Union Européenne, des labels ont été mis en place. Un label est développé pour récompenser les producteurs ou prestataires respectant des normes officielles de qualité et pour indiquer au consommateur la provenance ou l'origine d'un produit ou la qualité d'un service. Il existe des labels qui certifient la qualité pour presque tous les produits : du textile à l’alimentaire en passant par les matières premières comme le bois.

Le label rouge

   

 

 

 

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Ce label fut crée en 1960 sous l’impulssion du ministre de l’agriculture de l’époque Henri Rochereau. Le Label Rouge n’est pas une marque, mais un signe officiel de qualité supérieure qui vient en complément des marques collectives des produits.


C’est l’Etat, par le biais de l’Institut National de L’Origine et de la Qualité (INAO), qui attribue le Label Rouge pour un produit à un ODG (organisme de défense et de gestion), après étude et validation du cahier des charges Label Rouge et du plan de contrôle associé.

Selon l’article L.641-1 du code rural, « Le Label Rouge atteste que des denrées alimentaires ou des produits agricoles non alimentaires et non transformés possèdent des caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure, résultant notamment de leurs conditions particulières de production ou de fabrication et conformes à un cahier des charges, qui les distinguent des denrées et produits similaires habituellement commercialisés » La qualité supérieure des produits Label Rouge est garantie par les exigences définies dans les cahiers des charges, et est vérifiée régulièrement par des tests sensoriels réalisés auprès de panels de consommateurs et/ou de jurys d’experts.

L'appelation d'origine protégée

 

  

 

 

 

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L'appellation d'origine protégée, ou AOP, est la dénomination en langue française d'un signe d'identification européen. Créé en 1992, ce label protège « la dénomination d'un produit dont la production, la transformation et l'élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté » Son but est de « préserver un patrimoine culturel et gastronomique ».

  
L'exemple du camembert de Normandie :

Camembert de Normandie est une appellation fromagère française désignant un fromage de lait de vache laissé cru, à pâte molle légèrement salée et à croûte fleurie fabriqué en Normandie, protégé en France depuis 1983 par une appellation d'origine contrôlée et dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne par une appellation d'origine protégée (AOP).

L'agriculture biologique

 

 

 

 

 

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La marque AB est une marque collective de certification, d’usage volontaire et propriété du ministère de l’agriculture. Elle identifie les produits d’origine agricole destinés à l’alimentation humaine ou à l’alimentation animale qui ont un impact limité sur l’environnement, depuis le producteur jusqu’au consommateur . Elle reconnaît une méthode agricole basée sur le respect du vivant (usage limité des produits chimiques) et des cycles naturels pour minimiser l’érosion des sols liées à l’agriculture intensive

D’utilisation volontaire, elle permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits.

Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide. Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la  marque AB garantit à la fois :

 - un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,

- le respect de la réglementation en vigueur en France.

Le "ForestStewardshipCouncil"

 

 

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FSC (Forest Stewardship Council) est une organisation non-gouvernementale, à but non lucratif et indépendante, qui a été créée pour promouvoir à travers le monde un mode de gestion responsable et durable des forêts.
Fondée en 1993 suite à la conférence de Rio de 1992, FSC est aujourd’hui largement considérée comme l’une des plus importantes initiatives établies pour améliorer la gestion du patrimoine forestier mondial.
FSC est un système de certification qui propose des standards, un système d’accréditation et un logo, reconnus par les entreprises et organisations qui souhaitent s’engager dans la voie du développement durable des forêts.
FSC a créé un cahier des charges de principes et critères de gestion forestière à respecter, qui constitue aujourd’hui une référence mondialement reconnue. La certification ne se limite pas à la simple gestion forestière, elle permet aussi de différencier les produits à base de bois issus de ces mêmes forêts par l’apposition d’un logo visible et reconnaissable par tous.
Le label FSC assure un lien crédible entre une production et une consommation responsable des produits issus de la forêt, et permet de faire un choix éclairé vers des produits issus d’une gestion écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable.

Bilan

Dans cette première partie nous avons donc décrit les inconvénients que déclanchent les délocalisations : économiques, sociales, environnementales et en terme de qualités. De plus nous avons abordé les différentes solutions possibles pour minimiser l'impact des délocalisations, impossible à empêcher et approfondit une solution mise en place par les états ou les institutions pour favoriser certains produits, les labels.

 

Mais les délocalisations ont-elle seulement des impacts négatifs pour les différents acteurs ? Pourquoi les entreprises délocalisent-elles ? C'est ce que nous allons essayer de vous expliquer dans cette seconde partie.

Commentaires (1)

1. kevin (site web) mardi 17 Avril 2012

Malgré peu de contrôles on es bel est bien dépendant de la Chine et ce pour encore longtemps jusqu'à ce que les prix ne profitent plus a l'importation.

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Les Délocalisations

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